LOA ou LLD : deux façons de louer une voiture
Avec la location avec option d’achat (LOA), vous versez un loyer pendant quelques années, puis vous pouvez acheter la voiture à un prix fixé dès la signature, la rendre ou en reprendre une autre. La location longue durée (LLD) suit la même logique, mais sans possibilité d’acquérir le véhicule : on le restitue à la fin.
Dans les deux cas, la voiture appartient au loueur pendant le contrat. Un défaut de paiement entraîne la reprise du véhicule, ce qui pèse lourd quand la voiture sert à rejoindre un emploi.
Pourquoi un organisme classique refuse souvent
Un loueur financier calcule le risque sur la durée du contrat, en général trois à quatre ans. Face à un demandeur d’emploi, il constate des revenus temporaires et exige parfois un apport ou un garant. Les établissements de crédit comme Crédit Agricole proposent des solutions de leasing, mais leur acceptation reste subordonnée à l’analyse de chaque dossier.
Un conjoint salarié en co-titulaire, un loyer modeste par rapport aux ressources, ou un contrat de travail signé à venir, améliorent nettement les chances.
L’offre de l’Adie : une LOA pour toutes les situations
L’Adie propose une LOA sur des modèles Dacia, ouverte aux demandeurs d’emploi comme aux salariés ou aux bénéficiaires de minima sociaux. Les loyers affichés démarrent à 170 € par mois pour une Sandero essence/GPL, sur 36 à 48 mois, avec un kilométrage limité à 10 000 ou 20 000 km par an. Le prix d’achat en fin de contrat commence à 6 800 € selon le modèle.
Le prix de l’option peut être financé par un microcrédit de l’association. L’assurance tous risques et l’entretien restent à votre charge : prévoyez-les dans le budget mensuel. Cette offre concerne la France métropolitaine.
Le dispositif CareMakers pour les chercheurs d’emploi
Un autre dispositif cible spécifiquement les personnes en recherche d’emploi : une Dacia neuve en LOA ou en LLD adossée à un microcrédit, avec un premier paiement à partir du quatrième mois et une durée d’au moins 36 mois. Il est réservé aux résidents de France métropolitaine dont le revenu fiscal de référence par part est de 16 500 € ou moins.
Il faut aussi un besoin de mobilité lié au projet professionnel et un justificatif de France Travail attestant d’une ARE ou d’une ASS perçue dans les trois derniers mois, ou une attestation de période d’essai. La demande passe par France Travail, une mission locale, Cap Emploi ou le Département.
Calculer le coût réel d’un mois de leasing
Le loyer n’est pas le prix de la voiture. Ajoutez l’assurance tous risques, exigée par le contrat, le carburant ou la recharge, l’entretien et les pneus si le loyer ne les couvre pas. Pensez aussi aux frais de remise en état si la voiture est rendue avec des dégâts ou un kilométrage dépassé.
Un exemple : un loyer de 180 € qui paraît tenable devient 280 € ou plus une fois l’assurance et l’énergie ajoutées. Si ce total absorbe plus d’un tiers des ressources, l’engagement est risqué.
Alternatives à examiner avant de louer
Acheter une voiture d’occasion avec un microcrédit, par exemple celui de l’Adie, laisse un bien revendable à la fin. L’autopartage, la location courte pour des usages ponctuels ou l’aide à la mobilité de France Travail peuvent suffire si le besoin est occasionnel.
Le financement d’un permis, d’une réparation ou de frais de déplacement vers un emploi relève parfois d’aides ciblées : un conseiller emploi sait lesquelles sont ouvertes dans votre département.
Un test simple consiste à établir deux budgets mensuels, l’un avec la location, l’autre sans voiture, en comptant les trajets que vous feriez autrement en train, en bus ou en covoiturage. La location se justifie si elle raccourcit réellement le chemin vers un emploi.
Avant de signer : les points de vigilance
Lisez le contrat en entier : frais de résiliation anticipée, pénalité kilométrique, état de restitution, responsabilité en cas de vol ou d’accident. Un délai de rétractation s’applique à de nombreuses locations conclues à distance, à vérifier pour chaque offre.
Méfiez-vous des annonces qui promettent un leasing accepté pour tous et réclament des frais de dossier à l’avance. Un loueur sérieux demande des justificatifs, jamais un paiement avant l’étude du dossier.
Questions fréquentes
Peut-on faire un leasing automobile sans contrat de travail ?
C’est possible auprès de certains dispositifs solidaires, comme l’Adie ou le programme CareMakers, mais difficile avec un loueur classique. Les conditions varient : revenu fiscal, justificatifs d’allocation, projet professionnel. Chaque dossier est étudié individuellement.
Quelle différence entre LOA et LLD pour un demandeur d’emploi ?
La LOA permet d’acheter le véhicule à un prix fixé d’avance en fin de contrat ; la LLD impose de le rendre. La LOA convient si un achat est envisagé, la LLD si l’on souhaite simplement utiliser une voiture le temps nécessaire.
L’assurance est-elle comprise dans le loyer ?
Pas dans l’offre de l’Adie : l’assurance tous risques est obligatoire et reste à la charge du locataire, tout comme l’entretien. Vérifiez toujours dans le contrat ce que le loyer inclut avant de comparer les montants mensuels.
Que se passe-t-il si je retrouve un emploi ou perds mes ressources ?
Le loyer reste dû jusqu’au terme du contrat. Une résiliation anticipée entraîne en général des indemnités. Si les ressources baissent, contactez rapidement le loueur pour chercher un arrangement, avant tout impayé.
Organismes et liens utiles
- Adie – Location de voiture neuve avec option d’achatLOA Dacia dès 170 € par mois, ouverte aux demandeurs d’emploi, avec financement possible du prix d’achat par microcrédit.
- Crédit Agricole – EmprunterBanque proposant crédit auto et solutions de leasing pour les particuliers, avec simulateurs en ligne.
- France Travail – Dacia neuve en LOA adossée à un microcréditFiche du dispositif solidaire CareMakers : conditions de revenus, justificatifs et démarche pour les demandeurs d’emploi.
Liens vers des organismes tiers, sans lien commercial avec ce site. Vérifiez toujours les conditions auprès d'eux.
